La chronique boursière

16/11/2020

Une très bonne nouvelle…

Les investisseurs ont accueilli avec enthousiasme lundi dernier l’annonce de Pfizer et de son partenaire allemand BioNTech concernant l’efficacité à 90% de leur vaccin contre le Covid-19 dont l’approbation auprès de la FDA devrait être déposée la semaine prochaine. C’est une très bonne nouvelle qui constitue un fort catalyseur de performance aussi bien au niveau macroéconomique que des marchés financiers malgré des risques qui subsistent dans l’immédiat comme l’a signifié Jerome Powell. De son côté, la BCE réfléchit à augmenter lors de sa prochaine réunion ses achats d’obligations et de ses prêts aux banques afin de soutenir plus efficacement l’économie de la zone euro face au Covid-19. En effet, le virus sévit toujours violemment en Europe avec une recrudescence des cas de contaminations qui ont amené à de nouvelles mesures de confinement. Aux Etats-Unis, le candidat démocrate officiellement élu Joe Biden fait de la lutte contre le coronavirus sa priorité avec une volonté d’avoir un plan national prêt pour le début de son investiture le 20 janvier prochain. La gestion de la crise sanitaire va donc immanquablement peser sur la reprise dans ces deux régions du monde mais les investisseurs voient au-delà et se focalisent déjà sur 2022, année d’un probable retour à la normale. Dans ce contexte, l’indice CAC 40 affiche un gain hebdomadaire de 8,45% après celui de 8% la semaine précédente dans un volume d’échanges très étoffé. Dans l’ensemble, les places européennes font mieux que Wall Street et ce pour la deuxième semaine consécutive en raison de la composition des indices moins concentrés en valeurs technologiques notamment. Sans surprise, ce sont les secteurs en retard comme les financières et les valeurs cycliques qui ont été recherchées alors que les dossiers qui ont profité de la pandémie ont fait l’objet de prises de bénéfices comme certaines Medtechs.

Cette semaine nous suivrons une nouvelle fois avec attention les négociations sur le Brexit avec le risque toujours élevé d’un « No deal ». La ratification du Fonds européen de relance pourrait être à nouveau reportée. Nous prendrons également connaissance des données sur la confiance des consommateurs en zone euro ainsi que celles des ventes au détail et sur le logement aux Etas-Unis.

Michel Douin
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