La chronique boursière

13/09/2021

La BCE rassure mais…

Les marchés européens affichent un repli hebdomadaire de 1,18% avec une sous-performance des secteurs défensifs comme la santé, les utilities ou encore l’immobilier. Le luxe, en revanche, est bien orienté, retraçant la moitié de la baisse de mi-août en raison d’une légère détente dans les relations sino-américaines même si on apprenait vendredi en fin de séance que l’administration Biden envisageait d’ouvrir une nouvelle enquête sur les subventions chinoises et leurs effets néfastes sur l’économie américaine. Mais c’est bien la réunion de la BCE qui a constitué le fait marquant de la semaine écoulée. Christine Lagarde a opté pour un changement en douceur de politique monétaire en réduisant modérément le programme de rachat obligataire pandémie (PEPP) afin de ne pas enrayer la reprise économique et la dynamique des marchés, ce qui a rassuré les investisseurs. Les taux directeurs sont maintenus inchangés et les prévisions de croissance pour la zone euro révisées à +5% en 2021 contre +4,6% auparavant. Aux Etats-Unis, la donne est légèrement différente avec un « tapering » plus musclé évoqué avant la fin de l’année et dont le calendrier dépendra principalement de l’évolution des données sur l’emploi. Ce faisant, on se dirige progressivement vers une posture légèrement moins accommodante des Banques centrales qui, couplée aux incertitudes macroéconomiques, notamment sur l’ampleur de la reprise économique affectée par la propagation du variant delta, incitent à plus de prudence, du moins à court terme. Dans ce contexte, et nous le constatons depuis plusieurs semaines, les marchés actions se montrent plus hésitants, dans l’attente de nouveaux catalyseurs, même si la tendance haussière de moyen terme ne semble pas être remise en cause à ce stade…

 

Michel Douin
Toutes les chroniques