La chronique boursière

11/01/2021

Un début d’année positif…

D’abord hésitants lors de la première séance de l’année, les indices mondiaux et plus particulièrement européens et émergents ont repris le chemin de la hausse avec des performances hebdomadaires comprises entre 2 et 9%. Wall Street a signé de nouveaux records, le CAC 40 a franchi la résistance des 5 700 points et le Nikkei s’est hissé à un plus-haut de 30 ans. Alors pourquoi une telle euphorie en bourse alors que le contexte sanitaire continue à se dégrader ? La meilleure illustration est le FTSE 100 qui a bondi de plus de 6% alors que le Royaume-Uni a été de nouveau confiné. Outre l’accélération des campagnes de vaccination un peu partout dans le monde, c’est davantage la victoire des démocrates au Congrès américain qui a été saluée par les investisseurs car elle offre à l’administration Biden la marge de manœuvre nécessaire pour mener à bien son programme politique et surtout lancer un nouveau stimulus budgétaire. En effet, l’espoir d’un fort plan de relance aux Etats-Unis participe à l’amélioration des perspectives économiques et du sentiment global. Par ailleurs, les liquidités sont abondantes dans le sillage des politiques monétaires toujours très accommodantes qui favorisent l’appréciation des actifs financiers plus risqués au détriment des produits défensifs. Dans ce contexte, le mouvement de rotation au profit des valeurs value et cycliques s’est poursuivi avec en tête les banques, les matières premières et l’énergie. Sur le front des valeurs, STMicroelectronics, Saint Gobain, Nexity et Sodexo ont relevé leurs prévisions de résultats annuels alors que débute en fin de semaine la saison des publications du quatrième trimestre 2020 aux Etats-Unis avec BlackRock et les bancaires. A noter la remontée des taux longs des deux côtés de l’Atlantique ainsi que du pétrole avec un brent qui cote désormais 55 dollars le baril.

Cette semaine, nous surveillerons comme d’habitude les chiffres de l’évolution de l’épidémie. Nous prendrons connaissance également du PIB allemand pour l’année 2020, de la production industrielle de la zone euro et des minutes de la réunion de décembre de la BCE.

 

Michel Douin
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