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Les investisseurs ne craignent pas une rechute d’activité généralisée mais évitent les pays les plus fragiles. Par le
passé, après une forte récession (comme en 1973/1974), les reprises ont souvent été hésitantes. Ce phénomène
semble se reproduire et il ne faut pas trop s’en inquiéter. Par contre, tous les pays développés devront affronter
les mêmes difficultés pour réduire leurs dettes, les uns après les autres, en commençant par la Grèce ou
l’Espagne. Les USA, l’Allemagne ou de la France s’y attaqueront plus tard.
Sous l’impulsion notable du Président Obama, les projets de régulation financière sont toujours en discussion
mais l’actualité a été moins chargée en février, ce qui a favorisé une accalmie temporaire pour les valeurs
financières. Pourtant, les récentes polémiques sur les interventions de Goldman Sachs en Grèce inciteront sans
doute le pouvoir politique à réduire davantage la puissance du secteur financier. Les autorités semblent
conscientes de la nécessité de procéder à ces réformes sans précipitation tant que les banques restent vulnérables
aux dépréciations d’actifs et aux provisions pour risque de crédits.
Après les sociétés américaines, les entreprises européennes ont apporté du réconfort aux investisseurs. Elles ont
publié des résultats de bonne facture mais elles restent très prudentes dans leurs prévisions de chiffres d’affaire
pour l’année. A l’exception des PME, elles ont pu redresser leur situation financière et réduire leurs dettes. La
maîtrise des coûts produira encore ses effets en 2010 et la croissance des bénéfices sera assurée.
Autre aspect positif, la valorisation des actions reste attractive. Le scénario de croissance modérée n’est pas
totalement intégré dans les cours ce qui devrait atténuer l’ampleur des replis. A contrario, la persistance des
incertitudes au cours des prochains mois limitera également les perspectives de rebond à court terme.
La tendance des marchés actions devrait donc être erratique. Ceci nous a conduit à réduire nos objectifs
de fin de semestre. Mais nous conservons ceux de fin d’année. En effet, ils nous semblent atteignables si les
perspectives de croissance mondiale sont maintenues.
Face à cette situation, nous préconisons de continuer à recentrer les investissements en actions dans les
sociétés, les secteurs ou les pays à meilleure visibilité, en maintenant une exposition équilibrée. Les actions
américaines et d’Europe du Nord devraient continuer à bénéficier de ces rotations. A plus long terme, les
pays d’Asie nous semblent toujours attractifs. Pour les produits défensifs, les obligations d’entreprise
restent toujours privilégiées par rapport aux emprunts d’Etat. Pour remplacer partiellement les Sicav
monétaires, nous avons recours aux produits de gestion alternative.
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