La stratégie d'investissement

octobre 2017

Les annonces des Banques Centrales ont contribué au retour de la confiance des marchés.

Les nombreux événements intervenus au mois de septembre n’ont pas généré d’anxiété particulière. Comme nous l’espérions, les réunions des Banques Centrales ont permis aux marchés de reprendre confiance. L’optimisme est revenu. L’environnement économique mondial continue de s’améliorer. C’est un soutien fort pour les résultats des entreprises et pour les marchés boursiers. Nous surpondérons toujours les actions à court et moyen terme et nous en avons légèrement augmenté le poids dans notre allocation équilibrée.

Les nombreux événements intervenus au mois de septembre n’ont pas généré d’anxiété particulière. Les dommages causés par les ouragans aux Etats-Unis et leurs répercussions ont été moins importants qu’attendu. Les tensions avec la Corée du Nord ont laissé la place à la recherche d’un apaisement relatif. Le référendum d’indépendance au Kurdistan qui aurait pu entraîner des ruptures de livraison de pétrole, n’a pas fait flamber les cours du baril. En Europe, la réélection d’Angela Merkel avec une majorité relative ouvre une longue séquence de tractations pour former une coalition avec des partenaires dont les objectifs sont parfois opposés. Cette incertitude  compliquera certainement la réalisation des projets européens qu’Emmanuel Macron souhaitait mettre en œuvre. En Espagne, le référendum d’indépendance en Catalogne a ouvert une crise de régime dont l’issue est bien aléatoire. L’Europe ne s’est finalement pas encore affranchie de ses risques politiques.

Heureusement, comme nous l’espérions, les réunions des Banques Centrales ont permis aux marchés de reprendre confiance. L’optimisme est revenu. Faut-il s’en inquiéter ? Le calme apparent sur tous les marchés, mesuré par une faible volatilité, doit-il nous préoccuper ? Ce n’est pas notre avis.

Pour l’instant, la FED a tenu ses promesses de normaliser sa politique monétaire graduellement. Les marchés obligataires anticipent donc la poursuite d’un climat ni trop inflationniste, ni trop restrictif avec des taux assez modérés. Ceci entretient la faible volatilité actuelle.

L’environnement économique mondial continue de s’améliorer. C’est un soutien fort pour les résultats des entreprises et pour les marchés boursiers.

En outre, depuis l’été, Donald Trump a recours à des négociations avec les Démocrates pour s’assurer une majorité et faire passer des lois. Il a ainsi obtenu le relèvement du plafond de la dette fédérale, le déblocage de mesures d’urgence pour les victimes des ouragans et la mise en place d’un budget fédéral provisoire. Le projet de réforme fiscal, incluant notamment une baisse de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le revenu permettrait sans doute de prolonger et d’amplifier la croissance aux Etats-Unis s’il était adopté. Les observateurs restent sceptiques au vu des divergences entre le Président, les députés républicains et les députés démocrates. Mais les marchés sont plus confiants sur l’issue de cette réforme.

D’après des indicateurs précurseurs, comme l’écart entre les taux courts et les taux longs, il est beaucoup trop tôt pour s’inquiéter des risques de récession aux Etats-Unis.

En parallèle, nous continuons à surveiller la valorisation des actions par rapport aux obligations. Celle-ci ne donne pas de message d’alerte non plus.

Certes, la hausse des marchés peut s’accompagner parfois de valorisations élevées, d’excès de confiance et d’engouement. Cela pourrait commencer à justifier une certaine prudence. Mais l’histoire boursière nous enseigne que c’est insuffisant pour déterminer le point d’arrêt de la hausse.

Comment cela se traduit-il dans la stratégie d’investissement ?

– les fondamentaux restent favorables aux actions

– elles performeront mieux que les obligations.

-les risques de marchés, indépendamment des facteurs géopolitiques, devraient augmenter lentement.

En conclusion, nous restons dans un marché haussier mais avec des risques de « correction » qui iront grandissants…

Nous avons peu modifié nos prévisions pour les indices boursiers. Le potentiel d’appréciation d’ici à fin décembre 2017 est faible mais les objectifs pourraient être dépassés.

Nous surpondérons les actions à court et moyen terme et nous en avons légèrement augmenté le poids dans notre allocation équilibrée (voir en page 11).

Nous préférons toujours les Bourses européennes. Nous privilégions également les actions asiatiques à court terme et maintenons une position neutre sur les actions japonaises couvertes du risque de change.

Concernant les actions américaines, nous adoptons une couverture de change partielle et relevons la note à Neutre.

Nous n’avons pas modifié nos notations sectorielles à moyen terme qui nous paraissent bien adaptées aux perspectives économiques et financières.

A court terme, nous avons abaissé à Neutre les secteurs Services Financiers et Services Publics, à Sous-pondérer les secteurs Biens de Consommations non cycliques, Télécommunications et Tourisme & Loisirs. Nous avons aussi relevé à Neutre le secteur Santé et à Surpondérer les secteurs Pétrole et Gaz, Automobile et Chimie.

Nous maintenons une position Neutre sur l’euro/dollar à court terme et une position surpondérer à moyen terme. Un retour vers le niveau de 1.15 semble possible. Cela donnerait l’occasion de couvrir davantage les positions en actions et en obligations face au risque de baisse du dollar à moyen terme.

Nous conservons une position Sous pondérer sur les produits obligataires à court terme comme à moyen terme. Nous ne gardons une opinion positive que sur les obligations privées à haut rendement ou convertibles de la zone Euro. Nous relevons les obligations d’entreprises américaines à Neutre en les couvrant partiellement du risque dollar.

Achevé de rédiger le 6 octobre 2017

Vincent GUENZI

Directeur de la Stratégie d’Investissement