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09/08/2010
| Nouvelle semaine de hausse…
Les marchés financiers ont enchaîné une nouvelle semaine de hausse, le CAC 40 affichant un gain de 2%, malgré la publication décevante vendredi aux Etats-Unis du rapport sur l’emploi qui fait suite à celle également décevante du PIB américain du deuxième trimestre la semaine précédente. En effet, l’économie américaine a détruit 131 000 emplois non agricoles au mois de juillet contre 65 000 attendus et le crédit à la consommation a reculé en juin pour le cinquième mois consécutif. Ces chiffres confirment que l’expansion économique demeure peu vigoureuse outre-atlantique, le problème étant lié principalement à la faiblesse de la demande intérieure.
D’ailleurs, les inquiétudes sur la croissance américaine se sont reflétées dans la parité euro/dollar qui a dépassé le seuil de 1,33 vendredi et dans le cours de l’or qui a légèrement remonté à 1 207 dollars l’once alors que le cours du pétrole WTI s’est replié à 81,21 dollars le baril.
Le soutien des marchés est une nouvelle fois venu des bons résultats trimestriels et surtout de la poursuite du rebond des valeurs bancaires européennes après des stress tests réussis il y a 10 jours et des chiffres rassurants. Ainsi en France, Société Générale, Crédit Agricole, Natixis et BNP Paribas ont gagné entre 3 et 7%. De même, Arkema et Air Liquide ont bien réagi suite à leurs résultats semestriels et certains sociétés ont fait l’objet de recommandations revues à la hausse par les analystes comme Lagardère, Michelin ou encore Arcelor Mittal.
En outre, l’orientation positive des marchés actions ces dernières semaines alors que les perspectives de croissance se dégradent aux Etats-Unis pourrait également s’expliquer par l'annonce possible dès mardi prochain à l’occasion du comité de politique monétaire de la Fed de la mise en place de nouvelles mesures de soutien pouvant consister notamment à la reprise des achats d'emprunts d'Etat. Attention toutefois car dans cette hypothèse, il n'est pas acquis que ces mesures soient interprétées positivement par les marchés comme en 2009.
Cette semaine nous serons attentifs aux Etats-Unis aux ventes de détail en juillet ainsi qu’à l’indice de confiance du Michigan pour le mois d’août. En Europe seront communiqués les différents PIB de la zone euro.

Michel Douin
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02/08/2010
| Interrogations sur la reprise américaine…
Tirés en début de semaine par la publication des stress tests réduisant sensiblement la nécessité pour les banques européennes de renforcer leurs fonds propres de manière dilutive, les marchés ont ensuite été soutenus par des indicateurs économiques meilleurs que prévu en Europe et par les publications solides des résultats du deuxième trimestre. Et pourtant, les statistiques aux Etats-Unis sont plutôt mitigées et l’économie chinoise ralentit ne justifiant pas pleinement le rebond des marchés du mois de juillet même si on peut considérer que ce dernier est lié davantage à la dissipation du risque souverain en Europe.
En effet, si l’indice de confiance des consommateurs et les ventes de détail dans la zone euro ont dépassé les attentes et que le chômage en Allemagne a reculé le mois dernier, en revanche la croissance de l’industrie manufacturière chinoise a continué de ralentir en juillet, le PIB américain du deuxième trimestre est sorti à 2,4% contre 2,7% le mois précédent et les commandes de biens durables ont baissé de 1%. Seul l’indice PMI de l’activité industrielle dans la région de Chicago a dépassé les attentes. Comme nous l’indiquions la semaine dernière, le sujet d’inquiétude se concentre bien désormais sur l’économie américaine et plus globalement sur la croissance mondiale. En ce sens, les marchés ont salué les publications de résultats dans l’ensemble au dessus des attentes mais sanctionnés les groupes qui se sont montrés trop prudents dans leurs prévisions du deuxième semestre. C’est le cas notamment de MAN, Daimler, Siemens, BASF ou encore Arcelor Mittal, Vallourec, Lafarge, Danone et CGG Veritas.
Les grands gagnants de la semaine sont les valeurs bancaires qui rebondissent de plus de 10% comme Dexia, Crédit Agricole, Société Générale ou UBS qui a publié des résultats nettement supérieurs aux attentes. On retrouve également dans les fortes hausses les valeurs qui ont fait part d’une amélioration de leur activité comme Renault, Michelin, Air France, EADS, LVMH, Saint-Gobain, Cap Gemini ou Schneider.
Dans ce contexte plus positif, l’euro retrouve son niveau de début mai autour de 1,30 dollar et le CAC clôture sur un gain hebdomadaire de 1% après celui de 3% la semaine précédente et rebondit de près de 6% au mois de juillet après les reculs de mai et juin.
Cette semaine nous serons attentifs aux Etats-Unis au rapport sur l’emploi vendredi, aux indicateurs ISM lundi et mercredi et aux chiffres des revenus et des dépenses des ménages américains mardi. En Europe seront publiés respectivement les taux directeurs par la Banque d’Angleterre et la BCE jeudi ainsi que les ventes de détail en zone euro mercredi.
Sur le front des entreprises, seront dévoilés les chiffres de BNP-Paribas, HSBC, AXA, Société Générale, Barclays, Allianz, Commerzbank ainsi que de Veolia, Pfizer, Procter & Gamble, Kraft et Toyota.

Michel Douin
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26/07/2010
| Les banques européennes en soutien des marchés…
Dans l’attente des conclusions des stress-tests des banques européennes communiquées vendredi après la clôture, les marchés sont demeurés bien orientés, les investisseurs se focalisant sur les chiffres trimestriels des sociétés américaines et sur les statistiques économiques contrastées des deux côtés de l’Atlantique.
En Europe, ces dernières ont été meilleurs qu’attendues après celles décevantes du mois de juin puisque le moral des industriels allemands (Ifo) a atteint un plus haut depuis le printemps 2007, que le PIB du deuxième trimestre au Royaume-Uni est sorti en forte hausse et que la production industrielle s’est améliorée dans la zone euro. Par ailleurs, les craintes sur la solvabilité des Etats européens semble se dissiper comme en témoigne le passage avec succès des échéances de refinancement de juillet de la dette espagnole et l’absence de réactions à la dégradation de la note de la dette irlandaise.
Désormais c’est bien la conjoncture et le cycle américain qui est au centre des préoccupations des marchés et en ce sens les statistiques publiées dans le secteur immobilier n’ont guère rassuré puisque si l'indice Case Shiller du prix des maisons et les ventes de logements existants ont surpris positivement, en revanche la confiance des promoteurs et les mises en chantier sont ressorties en dessous des attentes. En outre, dans son discours devant le Sénat, Ben Bernanke s'est montré prudent, évoquant la nécessité de maintenir des politiques en vue de soutenir une croissance encore fragile, tout en considérant que le risque de double récession était très faible. De son côté le Secrétaire au Trésor T. Geithner a évoqué un probable ralentissement du rythme de la croissance de l’économie américaine sur les 12 à 24 mois à venir.
Ainsi, l’orientation haussière des marchés à court terme dépendra principalement de la qualité des publications trimestrielles et surtout des possibles améliorations des prévisions annuelles. Jusqu’à présent, 80% des résultats communiqués par les sociétés américaines se sont révélés supérieurs aux attentes. Citons entre autres Microsoft, AT&T, IBM, Qualcomm, Apple, JP Morgan, Morgan Stanley, Coca-Cola et General Electric. Au rayon déceptions figurent Goldman Sachs et IBM. Sur le front des valeurs européennes, GDF Suez a repris les discussions avec International Power en vue d'un rapprochement, le fonds d'investissement du sultan de Brunei souhaiterait faire une offre sur le Club Med pour un montant de 800 millions d’euros et le titre Genzyme a bondi de +15% vendredi sur des rumeurs de discussion possibles avec Sanofi-Aventis en vue d’une éventuelle OPA du français sur ce dernier. Enfin, seulement 7 banques européennes parmi les 91 ayant passé les tests ne sont pas en mesure de répondre aux exigences de solvabilité. Le CAC 40 affiche finalement un gain hebdomadaire de 3,05% grâce en particulier à la bonne performance du secteur bancaire. L’euro/dollar reste quasiment stable d’une semaine sur l’autre légèrement au dessus des 1,29.
Cette semaine nous serons attentifs aux Etats-Unis à la publication du Libre Beige de la Fed, à la première estimation du PIB du 2ème trimestre, à la confiance du consommateur pour le mois de juillet et aux commandes de biens durables de juin. En Europe, seront communiqués les chiffres du chômage et de l’inflation au mois de juin.

Michel Douin
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19/07/2010
| Les premiers résultats trimestriels n’ont pas soutenu les indices boursiers…
La fin de semaine a été agitée sur les marchés financiers principalement en raison des craintes d’une rechute de l’activité aux Etats-Unis occultant les premières publications de résultats globalement positives.
En effet, le repli des indices a débuté mercredi dans le sillage de la baisse aux Etats-Unis des ventes de détail en juin et de l’indice d’activité de la région de Philadelphie ainsi que par la révision par le FOMC des prévisions de croissance aux Etats-Unis de 3,5% à 3,3% pour 2010 et de 4% à 3,9% en 2011. La Fed envisagerait d’ailleurs d'autres mesures de soutien en cas de forte dégradation de la conjoncture. Il s’est poursuivi vendredi dans le sillage du recul des prix à la consommation et de la dégradation de l’indicateur de confiance des ménages de l’Université du Michigan de juillet qui est ressorti à son niveau le plus bas depuis 11 mois à 66,5 points contre 76 points en juin.
Dans ce contexte, les premiers résultats publiés n’ont pas convaincu les investisseurs. Bank of America, Citigroup et General Electric ont pourtant annoncé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, mais le marché a sanctionné le recul de leur chiffre d’affaires par rapport à la même période un an plus tôt. Dans le secteur technologique, Intel a surpris positivement tandis que Google a affiché un bénéfice inférieur aux attentes en raison d’une forte hausse de ses dépenses. Les résultats de Alcoa et JPMorgan Chase sont ressortis également légèrement supérieurs aux attentes tout comme les chiffres d’affaires de L'Oréal, Carrefour et Seb. Comme dans chaque période d’incertitude, ce sont les valeurs cycliques (automobile, construction…) et les bancaires qui ont accusé les plus fortes baisses et les valeurs défensives qui se sont distinguées. La volatilité risque d'ailleurs de rester forte pour les banques européennes la semaine prochaine avant les résultats des tests de solidité prévus le 23 juillet. Ainsi sur la semaine, le Dow Jones a perdu 1%, le S&P 500 1,2%, le Nasdaq 0,8% et le CAC 40 1,5 %.
Cette semaine nous serons attentifs aux Etats-Unis à la publication des mises en chantier du mois de juin ainsi qu’aux ventes de logements existants. En Europe, seront dévoilés le PMI manufacturier du mois de juillet et l’indice Ifo allemand du climat des affaires.

Michel Douin
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