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17/01/2012

Poursuite de la hausse...

Les marchés européens poursuivent leur marche en avant, soulagés par des adjudications espagnoles et italiennes qui se sont déroulées à des taux très inférieurs de ceux du trimestre précédent. Autre bonne nouvelle, la BCE a laissé ses taux inchangés à 1% et s’est dite prête à agir si besoin et la Fed de son côté s’est voulue rassurante soulignant une activité économique américaine bien orientée. Seul vrai bémol à cette embellie passagère, la dégradation de plusieurs pays de la zone euro dont la France par l’agence Standard & Poor’s réduisant de fait le potentiel d’intervention du FESF. Même si ces dégradations sont justifiées, elles sont le reflet d’un manque de cohésion politique à l’échelle européenne dont le point d’orgue serait un défaut de la Grèce. Par ailleurs, la semaine fut marquée par les profit warnings de Siemens, Philips et Tesco notamment alors qu’Air France vient d’annoncer un plan d'économies de coûts de plus de 2 milliards d’euros à horizon 2014.

Sur le plan macroéconomique, les ventes de détail aux Etats-Unis sont ressorties légèrement inférieures aux attentes au mois de décembre et le PIB allemand du quatrième trimestre a reculé de 0,20%.

Cette semaine, nous suivrons avec attention les émissions obligataires concernant la France, l’Espagne, la Grèce, le Portugal et le FESF ainsi que les résultats de General Electric, Citigroup, Goldman Sachs, Microsoft et Intel.




Michel Douin

09/01/2012

Les marchés européens débutent l’année en ordre dispersé...

La première semaine de l’année 2012 s’est soldée par un léger repli de l’indice CAC 40 (-0,7%) contrastant avec le DAX qui s’est apprécié de 2,70%, les inquiétudes sur les dettes souveraines européennes prenant le dessus sur les chiffres américains. En effet, à ce stade, rien n’indique que la situation européenne soit contagieuse pour l’économie américaine, en témoigne le très bon rapport sur l’emploi du mois de décembre avec 200 000 créations de postes (contre 150 000 attendus) et des indicateurs ISM qui se maintiennent en territoire expansionniste. Les investisseurs se sont davantage focalisés sur les premières adjudications françaises et allemandes qui sont ressorties un peu mitigées en attendant celles de l’Italie et de l’Espagne cette semaine et sur le  déficit budgétaire espagnol plus élevé qu'attendu mettant les banques sous pression. Ce dernier est évalué à  8% du PIB et non plus à 6% et on parle de provisions pouvant atteindre 50 milliards d’euros dans les comptes des banques ibériques. Au sein du secteur, Unicredito a indiqué que son augmentation de capital de 7,5 milliards d’euros s’effectuera  avec une décote très significative de 43%. Par ailleurs, le Qatar est devenu le premier actionnaire du groupe Lagardère avec 10% du capital et Vestas a annoncé un warning sur sa marge et son chiffres d’affaires. Dans ce contexte toujours troublé au sein de la zone euro, l’euro s’est replié face au dollar à 1,27, soit son niveau le plus bas depuis 1 an.

Cette semaine nous serons attentifs à la réunion du comité de politique monétaire de la BCE jeudi, au résultat des adjudications italiennes et espagnoles et aux chiffres de la production industrielle en Allemagne. Aux Etats-Unis, nous prendrons connaissance des ventes de détail, de la confiance des consommateurs du Michigan ainsi qu’aux publications du quatrième trimestre de Alcoa, Chevron et JP Morgan Chase.




Michel Douin

02/01/2012

Bilan négatif en Europe, résistance des marchés anglo-saxons...

Les marchés actions européens affichent une performance annuelle fortement négative en 2011, le CAC 40 reculant de près de 17%. En cause la crise de la dette souveraine européenne qui sévit depuis 2 ans mais dont l’origine remonte depuis bien plus longtemps. S’attaquer aux sources du mal est désormais le défi des politiques européens qui n’ont pas su répondre présents, tout du moins pas suffisamment aux yeux des investisseurs. Equilibrer davantage les comptes publics sans nuire trop sensiblement à la croissance tel est le véritable enjeu dans un environnement économique européen dégradé, la zone euro étant rentrée probablement déjà en récession. Si on connaît davantage le contour des actions qui seront menées prochainement suite au sommet de Bruxelles du 9 décembre dernier, le rôle de la BCE comme dernier prêteur demeure suspendu à la volonté allemande qui ne veut pas payer pour tous les pays en difficulté. Une cohésion entre les pays de la zone, une sorte de « fédéralisme » à l’européenne, permettrait aux investisseurs de croire à une sortie de crise car tout est une question de confiance. Outre Atlantique, la confiance a repris le dessus, les marchés américains clôturant 2011 autour de l’équilibre voire légèrement positifs. En effet, la situation semble s’améliorer, la consommation est bien orientée et le marché de l’immobilier montre quelques signes de redressement.

En 2012, les gouvernements devront donc faire la preuve qu’ils entreprennent tout pour lutter contre la crise car un éclatement de la zone euro, de l’union monétaire n’est plus à exclure s’ils échouent dans cette voie. Les cotes d’alerte seront données une nouvelle fois par les marchés qui surveilleront attentivement les prochaines émissions obligataires européennes.




Michel Douin

19/12/2011

Les agences de notation mettent la pression...

Les marchés actions européens ont chuté la semaine dernière sous la pression des agences de notation qui ont placé sous surveillance négative les notes des pays de la zone euro. D’ailleurs, certains s’inquiétaient déjà de la perte du triple A de la France, conscients que les « mesurettes » évoquées à la veille d’échéances électorales sont insuffisantes à la différence du Royaume-Uni qui a entrepris un vaste programme d’austérité. De plus, la certitude d’une entrée en récession de la zone euro et consécutivement la baisse des perspectives bénéficiaires des sociétés, même si elles sont partiellement intégrées dans les cours, refroidit les investisseurs même les plus audacieux en témoigne les faibles volumes de transaction constatés au cours de la semaine. Surtout, la BCE a fait savoir qu’elle interviendrait de façon limitée sur le volet de la dette mais elle met à disposition des banques pendant trois ans de la liquidité en quantité illimitée à un taux de 1% devant leur permettre d’acheter des obligations souveraines. Dans ce contexte, l’euro s’est déprécié par rapport au dollar proche du seuil des 1,30. L’once d’or s’échange autour des 1 600 dollars et le brent a cassé les 100 dollars le baril. L’indice CAC affiche un repli hebdomadaire de 6,3%.

Sur le front des valeurs, Peugeot, Crédit Agricole et Areva ont émis des profit warning alors que BNP-Paribas a vu sa note abaissée d’un cran par Fitch. Parmi les fusions et acquisitions, Zodiac a mis la main sur le britannique Contour Aerospace et Carrefour a lancé une OPA sur Guyenne et Gascogne.

Cette semaine, nous serons attentifs lundi à la conférence téléphonique des ministres des Finances européens qui aborderont la validation de l’apport au FMI de 200 milliards d’euros. Nous suivrons également les nombreux chiffres publiés notamment l’Ifo allemand du climat des affaires, les statistiques sur l’immobilier américain, l’indice de confiance du Michigan ainsi que le PIB américain du troisième trimestre.




Michel Douin