La chronique boursière

12/03/2018

Un rebond bienvenu…

Les marchés actions européens et américains ont fortement rebondi la semaine dernière dans le sillage de nouvelles rassurantes des deux côtés de l’Atlantique. Aux Etats-Unis, Donald Trump a bien signé jeudi un texte qui prévoit des taxes douanières sur les importations d’aluminium et d’acier mais ce dernier est plus souple que prévu avec des exemptions pour certains pays. Cela n’a pas empêché la démission de Gary Cohn, le principal conseiller économique du Président américain qui était défavorable à l’instauration de telles mesures. Le même jour, Donald Trump a accepté de rencontrer prochainement le leader nord-coréen Kim Jong-un, laissant présager un apaisement des relations entre les deux pays et une possible « dénucléarisation » de la Corée du Nord. Le très bon rapport sur l’emploi publié vendredi, qui affiche un nombre impressionnant de créations de postes avec une modération des salaires, limite les craintes d’une accélération excessive de l’inflation. Dans ce contexte plus porteur, le S&P 500 progresse de 3,5%, effaçant ainsi les pertes de la semaine précédente. En Europe, les performances boursières sont du même ordre avec un Stoxx 600 qui remonte de 3,05%. Les investisseurs ont bien accueilli le discours de Mario Draghi lors du comité monétaire de la BCE. Ce dernier a révisé en hausse les estimations de croissance en zone euro pour 2018 et en baisse les prévisions d’inflation pour 2019. Ce constat lui autorise une plus grande marge de manœuvre en vue d’une prochaine hausse des taux qui ne devrait pas intervenir avant 2019 selon le consensus.

Par ailleurs, le pétrole s’est apprécié, le brent cotant 65,46 dollars, tout comme l’euro face au dollar à 1,233. Sur le front des valeurs, la saison des résultats en Europe touche à sa fin. Le premier bilan est plutôt positif puisque le pourcentage de résultats supérieurs aux attentes l’emporte sur celui qui n’atteint pas les prévisions.

Cette semaine, nous serons attentifs aux chiffres d’inflation et de production industrielle en Europe et aux Etats-Unis ainsi qu’aux ventes de détail américaines et à l’indice de confiance de l’université du Michigan.

Michel Douin
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