La chronique boursière

05/11/2018

Rachats à bon compte…

La semaine dernière s’est achevée dans le vert après un mois d’octobre très compliqué pour les marchés actions, les indices mondiaux rebondissant en moyenne de 3%. Pour autant, beaucoup d’investisseurs doutent de la poursuite de ce rebond technique initié principalement par les propos jugés « constructifs » entre Donald Trump et son homologue chinois sur le volet commercial. En effet, le contexte actuel n’apparaît guère porteur. Si les données économiques publiées récemment confirment la bonne santé des Etats-Unis à l’image du dernier rapport sur l’emploi, elles confirment également le ralentissement de la croissance chinoise malgré les mesures de soutien des autorités et des situations très disparates au sein de la zone euro où le risque politique prédomine. Ces dernières sont selon nous bien intégrées par les marchés qui ont déjà fortement sanctionné les sociétés qui ont déçu sur leurs résultats trimestriels et/ou leurs perspectives pour la fin de l’année et 2019. Les échéances à venir seront donc cruciales afin de valider cette tendance haussière avec des avancées positives attendues sur le dossier italien et le Brexit et en toile de fond une évolution favorable des relations entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux. Mais le focus à très court terme se concentre désormais sur les élections de mi-mandat aux Etats-Unis qui auront lieu mardi avec des résultats connus mercredi matin. Elles pourraient être source d’un regain de volatilité en cas de perte du Sénat ou de la Chambre des représentants par les Républicains car ouvrant la voie à un risque d’inactivité politique. Nous surveillerons également la réunion de la Réserve fédérale américaine jeudi qui devrait faire état d’une hausse de taux en décembre, les chiffres du PMI composite et de la production industrielle en zone euro ainsi que ceux du commerce extérieur chinois.

A noter les fortes prises de bénéfices sur Apple et le repli significatif du pétrole, le brent cotant 72,7 dollars le baril suite à la forte augmentation de la production de certains pays de l’OPEP.

Michel Douin
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