La chronique boursière

03/12/2018

Apaisement temporaire des tensions…

Les principaux marchés mondiaux ont légèrement progressé la semaine dernière soutenus par la hausse des cours du pétrole et le discours accommodant de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, affirmant que le niveau des taux directeurs se situait « juste au-dessous » du taux neutre ce qui laisse augurer un ralentissement de la normalisation de la politique monétaire américaine en 2019. En marge du sommet du G20, la rencontre tant attendue entre les leaders chinois et américain dimanche a constitué un autre élément positif puisque les indices européens et asiatiques rebondissent ce lundi. Ces derniers ont en effet décidé 1/ de ne pas imposer de nouveaux droits de douanes sur les importations pour le moment et 2/ de trouver un accord sur le commerce d’ici à 90 jours. Toutefois, les incertitudes demeurent notamment sur la capacité de la Chine à satisfaire les demandes américaines en matière de technologie et de propriété intellectuelle. Nous évoquions la semaine précédente le rôle déterminant des responsables politiques et économiques en vue d’apaiser les tensions et redonner un peu confiance aux acteurs financiers. C’est chose faite du moins temporairement. Pour que le rebond se matérialise davantage dans la durée, il faudra surveiller au cours des prochains jours les déclarations de Donald Trump et de Xi Jinping, la réunion de l’OPEP les 6 et 7 décembre, le budget américain le 7 décembre et surtout le 11 décembre l’adoption par le Parlement britannique de l’accord négocié par Theresa May avec l’Union européenne d’un « soft Brexit ». A ce stade, le parti unioniste démocrate nord irlandais a prévenu que ses 10 députés ne soutiendraient pas l’accord alors qu’au moins 60 députés conservateurs ont déjà fait savoir qu’ils voteraient contre le texte. En Italie, le gouvernement a revu en baisse son objectif de déficit public pour 2019 mais cela risque d’être insuffisant pour éviter les sanctions européennes. Nous prendrons également connaissance du rapport sur l’emploi américain du mois de novembre et serons attentifs au discours de Jerome Powell devant le Congrès.

Michel Douin
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